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La Paracha Et Son Histoire: BO

Barouh Hachem, nous avons démarré un nouveau concept de la paracha et son histoire pour chabbat. Ce feuillet merveilleux rempli de beaux dvar torah et d'histoire vous permettra d'embellir votre table de chabbat.



Premier sujet

Dans cette paracha, nous voyons clairement l’importance des actions de l’homme, et à quel point HaKadoch Baroukh Hou ne laisse rien passer, qu’il s’agisse de récompense ou de punition.

Au moment de la sortie d’Egypte, les chiens n’ont pas aboyé : « Quant aux enfants d’Israël, pas un chien n’aboiera contre eux ni contre leur bétail à leur sortie d’Egypte » – וּלְכֹל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֹא יֶחֱרַץ כֶּלֶב לְשֹׁנוֹ, לְמֵאִישׁ וְעַד בְּהֵמָה, בִּיצִיאַת מִצְרָיִם.

HaKadoch Baroukh Hou va les récompenser : plus loin, dans la paracha des névélot et tréfot, Il ordonne que, lorsqu’une viande est impropre à la consommation, on la donne aux chiens. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas aboyé lors de la sortie d’Egypte.

Le Midrach rapporte qu’en Egypte, il y avait des chiens dressés qui dévoraient quiconque tentait de sortir. Pourtant, à ce moment-là, ils respectèrent les Bnei Israël. Comme l’affirme la Guemara (Baba Kama 38b), même pour un animal, « Hakadoch Baroukh Hou mekapea'ḥ sekhar kol beriya » – Hachem ne retient jamais la récompense d’aucune créature.

Nous voyons également que les ânes portèrent les lourdes charges des Bnei Israël. Et HaKadoch Baroukh Hou les en récompensa : il faut racheter le premier-né d’un âne par un mouton, et le donner au Cohen. C’est quelque chose d’incroyable !


Bien que l’âne ait accompli un acte purement physique, on peut comprendre d’après rav ‘Haïm Chmoulevitz que, pour porter de telles charges, aussi lourdes et pendant si longtemps, il fallait une énergie particulière. Comme cela est expliqué à propos de Yaakov Avinou, qui réussit à soulever la pierre qui recouvrait le puits parce qu’il concentra tout son cœur et toute sa volonté vers cet objectif, de la même manière, que les ânes aient porté ces charges si lourdes et sur une si longue durée témoigne d’une forme d’acceptation de leur part à aider les Bnei Israël. C’est pourquoi HaKadoch Baroukh Hou les récompensa par quelque chose de spirituel, bien que l’âne soit le symbole de la matière la plus basse. Même la matière, lorsqu’elle est utilisée dans la bonne direction, a un mérite et acquiert une dimension spirituelle.


Dans le sens de la punition, nous voyons exactement la même chose. Pendant les makot, HaKadoch Baroukh Hou punit, lors de la plaie des premiers-nés, même l’esclave, le fils de la servante qui se trouvait derrière le moulin, ainsi que les prisonniers et des inconnus. Rachi explique pourquoi : parce qu’ils se réjouirent de la souffrance des Bnei Israël. HaKadoch Baroukh Hou n’a pas dit : « Ils n’ont pas participé directement. » Chacun est jugé selon ses actions ou sa participation, même intime. Chaque détail est pris en compte.

On retrouve cette idée chez Yossef Hatsadik, lorsqu’il surmonta l’épreuve avec la femme de Potiphar, ainsi que chez Pinhas quand il tua Zimri ben Salou et Kozbi bat Tsour au moment de la faute. Le Midrach explique que la main qui a agi, ou qui s’est retenue, a été récompensée, la bouche qui n’a pas fauté a été récompensée : chaque détail est pris en considération pour recevoir une récompense. HaKadoch Baroukh Hou voit chaque détail dans les actions de l’homme et récompense chaque détail.


Ceci est l’un des fondements de la Emouna : savoir que HaKadoch Baroukh Hou mechalèm sekhar la-réchaïm et mechalèm sekhar tov la-tsadikim. Comme l’enseigne le Méssilat Yécharim, de même que HaKadoh Baroukh Hou ne laisse pas passer le plus petit acte positif de l’homme – la Guemara précise « même lever un doigt ou bouger les lèvres » – de la même façon, dans le mal, aucune action ne reste sans jugement. La seule exception est lorsque l’homme fait Téchouva et réveille la midat hara’hamim : dans ce cas-là, il peut effectivement être pardonné.

C’est là un grand yessod : au moment de la sortie d’Egypte, chaque chose, même le plus petit détail, fut pris en considération.


Deuxième sujet

Le deuxième sujet concerne ce que firent les Bnei Israël : ils devaient peindre de sang le linteau (machkof) et les deux poteaux (mezouzot) des portes, afin d’être épargnés lors de la plaie de makat Bekhorot, pour que le mach’hit, (l’ange destructeur), n’entre pas dans leurs maisons. La Torah le mentionne explicitement.

Le Sforno affirme qu’il fallait commencer par les poteaux (mezouzot), afin que le sang ne soit pas déposé en une seule fois sur les trois endroits. Ainsi, le sang formait trois petites marques distinctes, comparables à trois petits youd. Pourquoi précisément trois youd ? Le Sforno explique que le Olam Haba, le monde futur, a été créé avec la lettre youd. Il existe trois moments dans l’histoire où l’humanité, ou le peuple d’Israël, fut touché par l’esprit du Olam Haba. Le premier eut lieu avant la faute, lorsqu’Adam Harichon se trouvait dans le Gan Eden, à un niveau spirituel extrêmement élevé, jusqu’au moment où il fauta. Le deuxième commença au Don de la Torah et dura jusqu’à la faute du Veau d’or. Pendant cette période, les Bnei Israël atteignirent un niveau spirituel exceptionnel. Le verset dit même qu’à ce moment-là, la mort avait été annulée du monde : « Ani amarti Elokim atem », mais après la faute, « Bnei adam koulekhem », vous êtes redevenus de simples hommes. Néanmoins, au départ, leur niveau touchait au Olam Haba et à l’éternité. Le troisième moment correspond au Olam Haba lui-même, tel qu’il est réservé pour les tsadikim.


Il est donc très intéressant de comprendre pourquoi, précisément au moment où les Bnei Israël sont choisis par Hachem et sauvés, il y a une allusion au Olam Haba. Comme nous le disons dans la Haggada, il y eut un Guilouï Chékhina : lorsque Hachem passa, Il révéla Sa Présence. Les livres saints expliquent qu’Il éleva alors les Bnei Israël au niveau de la kedouchat Israël. Et là on évoque le Olam Haba. Pourquoi fallait-il parler du Olam Haba à cet instant précis ?

On retrouve la même idée lorsque Moché vient parler à Pharaon. La première chose qu’il fit fut le miracle du bâton, qui devint un serpent, et qui avala ensuite les autres serpents. Les Sages expliquent que ce bâton est un rémez, une allusion, à la résurrection des morts, la te’hiat hamétim. Si un bâton peut « vivre », alors à plus forte raison, les hommes pourront revivre lors de la résurrection des morts.

Cela apparaît également lors du passage de la mer. Il y a là aussi une allusion au monde futur et à la résurrection des morts, notamment à travers le mot « az », qui signifie que Moché chantera encore à un autre moment. Cet « autre moment » fait référence à la te’hiat hamétim.


La question est donc la suivante : pourquoi, dans ces moments clés de l’histoire des Bnei Israël, évoque-t-on systématiquement le Olam Haba ?

Le message est extrêmement fort. Les Bnei Israël comprirent qu’ils avaient été choisis comme peuple pour être les ambassadeurs de Hakadoch Baroukh Hou dans le monde, et que le Olam Haba avait été créé pour eux. Ils devaient donc bien intégrer qu’il ne s’agissait pas simplement d’une délivrance ponctuelle, mais d’un projet éternel. En sortant d’Egypte, ils allaient désormais servir HaKadoch Baroukh Hou.

C’est pour cette raison que cela devait être clair dès le début. On commence à compter le Omer immédiatement après le premier soir de Pessah, dès le lendemain. Le Maharal explique qu’on souligne ainsi la liberté retrouvée, mais on ne laisse pas penser que la liberté consiste à ne rien faire ou tout bonnement à profiter de la vie. Dès le départ, l’homme doit comprendre que la véritable liberté, c’est le service de HaKadoch Baroukh Hou, c’est d’avoir un but dans la vie et une direction.

C’est exactement ce que nous enseigne le Méssilat Yécharim : l’homme n’a pas été créé dans ce monde pour le repos et la tranquillité, mais pour l’effort et le travail. Il n’est pas ici pour améliorer sa situation dans ce monde-ci, qui n’est qu’un moyen. Le monde futur, comme le disent nos Sages, est la véritable finalité : ce monde ressemble à un couloir qui mène au monde futur.

Ainsi, si l’homme comprend cela dès le début, même s’il profite de la vie et même s’il connaît une belle existence, il saura toujours que la réelle beauté de la vie réside dans l’objectif qui la guide, et surtout dans un but éternel. C’est pour cela que, dans tous ces moments clés, HaKadoch Baroukh Hou montra aux Bnei Israël que les miracles, la délivrance et tous les événements extraordinaires ne sont pas une fin en soi, mais servent un but profond, éternel et spirituel.


Troisième sujet

Les Bnei Israël reçurent l’ordre d’offrir le korban Pessah en Egypte, alors même que l’agneau était l’idole des Egyptiens. Cela demandait un méssirout néfech, un don de soi, exceptionnel, une abnégation incroyable. C’est précisément ce mérite qui leur permit d’être protégés de la plaie de makat Bekhorot et de sortir d’Egypte.

Les Bnei Israël devaient prendre l’agneau quatre jours auparavant, le garder chez eux, puis peindre le linteau et les poteaux des portes avec son sang. Il fallait également griller le korban Pessah, et non le cuire, afin que son odeur se répande dans toute l’Egypte. De plus, il était interdit d’en casser les os, pour éviter que les restes soient jetés et traînent dans les poubelles. Tout cela avait pour but d’annuler l’idolâtrie des Egyptiens. Mais cela demandait un très grand méssirout néfech.

Nous voyons que cette mitsva est associée à la brit-mila à travers l’expression (Ezekiel 16,6) : « Bédamayikh ‘hayi » – Tu vivras par tes sangs. Qu’est-ce que cela signifie ? Les Sages expliquent – et le Midrach apporte plusieurs allusions – que le second sang évoqué ici est celui de la brit-mila. Cela veut dire que les Bnei Israël durent également effectuer la brit-mila.

Que s’est-il donc passé à ce moment-là ? Les Bnei Israël prirent les deux sangs et en peignirent le linteau et les poteaux. Pourquoi ces deux sangs ? Tout d’abord, on trouve un lien très fort entre ces deux mitsvot extraordinaires. Quel est-il ? Ce sont les deux seules mitsvot qui rendent passible de karet celui qui ne les accomplit pas. C’est uniquement à leur sujet que la Torah impose une sanction aussi lourde, car elles font partie des fondements mêmes du klal Israël.

En réalisant ces deux mitsvot, que se produisit-il ? Les Bnei Israël firent preuve d’une méssirout néfech totale, montrant qu’ils étaient entièrement dévoués à HaKadoch Baroukh Hou.

Ces deux mitsvot font allusion également aux deux yétser hara décrits par le Gaon de Vilna. Il existe un yétser hara intérieur : celui des mauvais désirs et des traits de caractère détestables. Et il y en a un second : celui de l’influence extérieure.

Les Bnei Israël étaient dominés par ces deux forces. En sortant d’Egypte, ils devaient prendre la décision de travailler sur eux-mêmes, de servir HaKadoch Baroukh Hou et de combattre le mal ainsi que le yétser hara. Le Rambam explique que la brit-mila est le symbole de la réparation des mauvais désirs. En accomplissant la brit-mila, l’homme se rappelle que ceux-ci doivent être contrôlés, maîtrisés et orientés vers les bons objectifs de la Torah et de la vie.

De la même manière, le korban Pessah représente la lutte contre les influences extérieures : l’idolâtrie égyptienne, leurs croyances et leurs valeurs. En effectuant ces deux mitsvot – et en plaçant les deux sangs sur le linteau et les poteaux – les Bnei Israël réalisent que, tout comme la mezouza nous rappelle en permanence l’éternelle présence de HaKadoch Baroukh Hou, notre travail personnel et notre engagement doivent, eux aussi être constants, présents et investis dans le service de Hachem.


HISTOIRES

Une brit mila au cœur de l’enfer

Un jour, pendant la Shoah, dans l’un des camps les plus cruels, le désespoir était tel que certains prisonniers allaient jusqu’à se jeter sur les grillages électrifiés pour mettre fin à leurs souffrances.

C’est alors qu’une femme se précipita chez le Rav et lui demanda un couteau. Le Rav, bouleversé, refusa et lui expliqua qu’il est interdit de porter atteinte à sa propre vie. Mais la femme insistait.

Entre-temps, un nazi les avait observés. Il s’approcha du Rav et exigea de savoir ce que la femme lui avait demandé. Le Rav hésitait à répondre, mais la femme prit la parole et dit simplement : « Je veux un couteau. »

Le nazi, pensant qu’elle voulait se faire du mal, se réjouit et lui donna un couteau. À cet instant précis, la femme sortit un linge . À l’intérieur se trouvait un bébé. Elle récita la bénédiction de la brit mila et procéda elle-même à la circoncision de son enfant.

Puis elle leva les yeux vers le ciel et dit :

 « Je sais que ni toi ni moi ne survivrons à ces camps. Mais D.ieu, Tu m’as donné un enfant, et je Te le rends entier. »

Tous les témoins furent bouleversés par cette scène. Même le nazi resta sans voix devant une telle messirout néfech, un tel don de soi du Klal Israël.


Quand un petit geste ouvre les portes du Ciel

À propos de la récompense des mitzvot, le livre Meïl Tsédaka rapporte une histoire bouleversante.

Il y avait un homme qui, toute sa vie, avait été dur de cœur et avare. Il ne donnait rien aux pauvres et ne s’investissait dans aucune mitsva.

Arrivé à la fin de sa vie, il était très affaibli. Pendant trois jours, il n’avait rien mangé et on le suppliait de manger. Finalement, il accepta et demanda qu’on lui prépare un simple œuf.

Au moment où l’œuf fut prêt, un pauvre frappa à la porte. L’homme dit alors :

 « S’il vous plaît, donnez-lui cet œuf à ma place. »

On donna l’œuf au pauvre, qui le mangea et apaisa ainsi sa faim. Peu de temps après, cet homme décéda.

Quelques jours plus tard, il apparut en rêve à son fils et lui dit :

 « Fais la tsédaka tout au long de ta vie. Donne autant que tu le peux, le maximum possible. Car moi, qui n’ai presque accompli aucune mitsva durant mon existence, grâce à cet unique œuf donné à un pauvre, des portes se sont ouvertes pour moi dans le Ciel, et j’ai reçu une grande récompense dans le Gan Éden. »


Les pierres précieuses du Olam Haba

Pour comprendre l’esprit du Olam Haba, il existe une parabole très connue et très forte.

Il s’agit de l’histoire d’un homme extrêmement pauvre, qui réussit à convaincre sa femme de le laisser partir à l’étranger afin de travailler et rapporter de quoi faire vivre sa famille. Il laissa derrière lui sa femme et ses enfants, plein d’espoir.

Mais le destin en décida autrement. Le bateau sur lequel il voyageait fit naufrage. L’homme se retrouva en pleine mer, luttant pour sa survie, jusqu’à ce qu’il parvienne à s’agripper à un morceau de bois qui le porta jusqu’à une île.

Épuisé, il resta plusieurs jours sans forces. Peu à peu, il réussit à se relever et à marcher. C’est alors qu’il découvrit sur cette île de magnifiques pierres. Sans le savoir, c’étaient des pierres précieuses. Il en mit plusieurs dans ses poches, pensant simplement qu’elles pourraient servir de billes pour que ses enfants jouent.

Après quelque temps, il arriva dans un village. Affamé, il demanda du pain. On lui en donna. Il vida alors ses poches, jeta certaines pierres pour faire de la place au pain, et poursuivit son chemin.

Des semaines plus tard, il rentra enfin chez lui. Honteux de revenir sans rien, il se coucha et dormit de longues heures. Sa femme, intriguée, fouilla ses poches. Elle y trouva du pain… mais aussi des pierres. Elle en prit une et se rendit chez un bijoutier. Là, elle comprit qu’il s’agissait d’une pierre précieuse et reçut en échange une somme immense.

Avant même qu’il ne se réveille, elle acheta des vêtements pour les enfants, de la nourriture, des friandises, et dressa une table magnifique.

Lorsqu’il se leva et vit toute cette richesse, il demanda stupéfait :

 « D’où vient tout cela ? »

Sa femme lui répondit calmement :

 « Mange d’abord, ensuite je t’expliquerai. »

Après le repas, elle lui avoua avoir pris une pierre précieuse de sa poche. En entendant cela, l’homme s’évanouit. À son réveil, il éclata en sanglots. Sa femme, paniquée, pensa avoir commis une erreur.

Mais il lui dit :

 « Tu n’as pas compris… Des pierres comme celles-là, il y en avait des quantités infinies. J’aurais pu en prendre énormément. Et moi, je les ai jetées pour les remplacer par du pain. »

Cette parabole nous enseigne que les mitzvot sont des pierres précieuses. Celui qui l’a compris ne remplacera jamais une mitzva par un plaisir éphémère de ce monde.

Le jour où chacun arrivera devant le véritable but de la vie, le Olam Haba, heureux sera celui qui aura ramassé ces pierres précieuses. Malheur à celui qui regrettera les mitzvot qu’il a laissées tomber en chemin.


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🌍Saint Mandé

📖 Paracha : Beshalaḥ / בשלח

🕯️ Chabbat : 17:26 → 18:36

📅 Date : 13 Shvat 5786

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